Des bombes en Ukraine, des bombes entre Israël et Palestine, des bombes au Liban, des bombes en Iran, des peuples à feu et à sang depuis des décennies en Afrique, de l’instabilité politique un peu partout, des chefs d’États insensés, une planète qui continue à chauffer, et dans nos villes et nos villages des hommes et des femmes repoussés toujours plus loin dans leur pauvreté matérielle et intellectuelle.
Quand va-t-on rallumer la lumière ?
Un homme trahi, un procès expéditif dans la nuit d’un printemps frileux, des coups et des cris : « Crucifie-le ! », un innocent condamné et un meurtrier gracié, des hommes politiques et religieux qui n’assument qu’à moitié leurs actes préférant se laver les mains pour se racheter une conscience, le bois de la croix pesant sur un dos lacéré de coups de fouets, des clous transperçant l’amour incarné, un cri d’abandon puis le pesant silence d’une bonne nouvelle qui pourrait alors passer pour un échec amer.
Quand a-t-on rallumé la lumière ?
Notre foi chrétienne ne nie pas les ténèbres, ne préserve en rien du mal, ne nous constitue pas une bulle hors du temps et de ses malheurs. Le Christ est là au milieu de nous, il a marché sur les mêmes chemins que les nôtres : ceux de la souffrance et de la peur, ceux de l’ignominie de certains hommes et de l’injustice. Par sa seule Parole, il a esquissé un monde différent. Pas un
autre monde – non – le nôtre mais vu différemment.
Un matin de ce même printemps frileux, la lumière s’est rallumée pour nous annoncer que, malgré la réalité de notre temps, nous pouvons poser un autre regard : celui de l’espérance. Tout est toujours possible pour celui qui croit, tout reste encore à bâtir pour que de nos ruines fleurissent l’amour, la paix et la joie !
Joyeuses Pâques à toutes et à tous !
Pasteur Pierre-Adrien DUMAS, Pasteur référent

